contents
 
inside
europa
  + italy
essay
international
  + journalism
  + war on terror
specials
  + transmission
  + iberamericana
cultur
languages
 










         


 
cultur
dario fo’s enlightening doubt
user & jeter
libri senza lettori
napoli: elettronica di passaggio
i cenci: una tragedia europea
rete spinata
oroScopone
carmen, as she leaps away
medulla
metamorph
existenzielle schwankungen

dates
  europe
  paris
  berlin
  milano
  roma
      
exhibitions

METAMORPH

9ème biennale d’architecture de Venise — pavillon français

   | Matteo Stagnoli (Paris). Dans le contexte passionnant à déchiffrer de cette biennale —dont le lieu le plus intéressant est sans doute l’Arsenal— nous nous arrêtons un instant aux Giardini sur le pavillon Francia, petit temple des grâces perdues, lors du vernissage le 9 septembre dernier, dans l’atmosphère suggestive des retrouvailles du gotha de la critique architectonique et médiatique française en terre italienne. L’exposition est un jeu, son déroulement, ses résultats: les maquettes produites en deux jours par trois équipes de cinq architectes présentées en fonction du processus de décision et de conception d’une ville durable, prenant en compte les imprévus, les besoins du futur et les désirs des habitants. Les scénarios prospectés aux architectes par la commissaire mettent en évidence la nécessité d’un projet d’aménagement durable en 2004, pour une ville souple aux changements en 2014, 2034, 2064. La nécessité de concevoir la ville comme un organisme vivant, en mutation permanente, susceptible d’intégrer successivement populations, activités, désirs, pose des interrogations à l’architecte tout comme au citoyen. La conception de la Ville doit prendre en compte les possibles d’un futur probable —le stockage d’automobiles, l’immigration et la construction de logements, la création de transports collectifs— et se métamorphoser pour “créer de nouveaux équilibres, toujours fragiles, oł les générations futures vivront mieux, ensemble, autrement”. Un jeu très intéressant, ambitieux comme il faut, parfois un peu bavard. Une réflexion à lire et considérer dans toute son actualité.


biennale 2004   galérie de photo